Jugement ou Observation ?
Trie rapidement les phrases : fait concret ou interprétation ?
💡 Pourquoi ? La CNV commence par observer sans juger. C'est plus difficile qu'il n'y paraît : notre cerveau mélange en permanence faits et interprétations. Ce mini-jeu aiguise ton regard et t'aide à distinguer ce que tu observes vraiment de ce que tu projettes — première étape pour une communication non-violente. Confondre observations et interprétations (ou jugement) peut sembler anodin, mais ça a des effets très concrets sur la communication — et souvent pas dans le bon sens. Voici les principaux risques : 🔥 1. Créer des malentendus Quand tu dis par exemple « tu m’ignores », tu présentes une interprétation comme un fait. L’autre peut penser : « ce n’est pas vrai », alors que le fait observable serait plutôt : « tu n’as pas répondu à mon message depuis deux jours ». 👉 Résultat : vous ne parlez pas de la même chose. ⚡ 2. Déclencher de la défensive Les interprétations ressemblent souvent à des jugements (« tu es égoïste », « tu fais exprès »). 👉 L’autre se sent attaqué, se justifie ou contre-attaque — et le dialogue se bloque. 🧠 3. Renforcer nos biais Quand on prend nos interprétations pour des faits, on nourrit nos propres croyances (« il ne me respecte pas », « elle s’en fiche »). 👉 On risque de s’enfermer dans une vision déformée de la réalité. 💔 4. Abîmer la relation Accumuler des jugements implicites peut créer de la méfiance ou du ressentiment. 👉 L’autre peut se sentir mal compris, voire injustement jugé. 🚧 5. Empêcher de résoudre le problème Si tu pars d’une interprétation erronée, tu risques de chercher une solution… au mauvais problème. 👉 Par exemple, reprocher un manque de respect alors qu’il s’agit peut-être simplement d’un oubli ou d’une contrainte. 🌱 En résumé Confondre les deux, c’est comme regarder le monde à travers un filtre sans s’en rendre compte. La CNV (communication non-violente) propose justement de revenir à des faits observables pour : clarifier la situation réduire les tensions ouvrir un vrai dialogue